Mon histoire

Est-ce que ce sont mes rêves qui ont guidé ma route vers ces belles âmes qui ont dessiné ma vie ? Ou bien est-ce elles qui, par leur éclat, ont éclairé mon chemin jusqu’à mes rêves d’enfant ?

À 8 ans, je donnais mes premiers spectacles dans la cave de la maison. Mon public ? Une assemblée silencieuse de pommes de terre, sages comme des images, rangées en parfaits spectateurs. Elles n’étaient pas très expressives, mais je sentais qu’au fond, elles appréciaient le spectacle.

À 10 ans, une guitare oubliée par mon frère devient mon trésor. Deux accords maladroits, et me voilà compositeur en herbe, persuadé que la musique coule déjà dans mes veines.

À 11 ans, un petit cirque s’installe au coin de ma rue. Mes yeux brillent, mon cœur s’emballe : c’est décidé, je serai jongleur ! Bon, mon entraînement commence avec des oranges… et se termine avec des oeufs sur le carrelage de la cuisine.

Puis, un jour, je croise un accordéon. Et ça, c’est une autre histoire… une histoire pleine de notes, de rencontres, de rêves et de magie.

Alors, qui a guidé qui ? Mes rêves ou ces belles âmes croisées en chemin ? Peut-être que la réponse se cache quelque part entre une corde de guitare et un éclat de rire.

Christian POURTOIS

Un artiste pluriel

Garder en soi ses rêves d’enfant, c’est offrir à chaque jour une étincelle d’émerveillement et de liberté. Ce n’est pas refuser de grandir, mais choisir de ne jamais cesser de croire en l’impossible.

Mes passions en tant que...

Jongleur

La jonglerie est une danse avec l’instant, un dialogue silencieux entre la gravité et le lâcher-prise. Elle ne cherche pas à figer le temps, mais à l’épouser, à jouer avec lui, à lui donner un rythme que seul le mouvement peut comprendre.


Jongler, ce n’est pas seulement lancer et rattraper. C’est apprendre à laisser partir sans crainte, à accueillir sans forcer, à trouver l’équilibre entre le contrôle et l’abandon. Chaque objet qui s’élève est une promesse, chaque chute, une leçon d’humilité.


La jonglerie a sa propre sagesse. Elle nous enseigne que l’essentiel n’est pas de ne jamais laisser tomber, mais de toujours reprendre le jeu. Que l’harmonie naît du déséquilibre maîtrisé. Que ce qui semble fragile peut devenir fascinant, dès lors qu’on lui donne de l’élan.


Et peut-être qu’au fond, la vraie magie de la jonglerie n’est pas dans la prouesse, mais dans cette vérité simple qu’elle nous murmure : la beauté n’est pas dans ce que l’on retient, mais dans ce que l’on ose laisser s’envoler.

Musicien

La guitare et l’accordéon, c’est une vieille histoire, une de celles qui s’accordent à tous les temps, majeurs comme mineurs. La première, complice fidèle, murmure ses accords boisés à l’oreille de mes émotions. Le second, avec son souffle profond, soupire, danse, s’étire, comme un vieux copain un peu théâtral mais terriblement attachant. 

 

Ils sont là dans mes joies éclatantes, témoins de mes peines discrètes, compagnons de ces instants où la solitude hésite à s’installer. Ensemble, ils réchauffent l’air d’un feu sans flammes, rassemblent autour d’une mélodie des amis, des inconnus, des âmes en quête d’un refrain à fredonner. 

 

Parfois, l’un grince, l’autre ronchonne – jalousie musicale oblige. Mais il suffit d’un frisson de corde, d’un souffle d’anche bien placé, et nous voilà réconciliés. Car au fond, nous le savons bien : ce sont eux qui me suivent, mais c’est moi qui cours après leur musique. 

Photographe

La photo est un doux mensonge, un instant volé à l’oubli, une illusion figée qui prétend arrêter le temps. Pourtant, elle ne capture pas seulement des images : elle retient des silences, des émotions, des éclats de lumière que l’œil nu laisse filer.


Photographier, c’est apprendre à regarder vraiment. C’est comprendre que la beauté n’est pas seulement dans ce que l’on voit, mais dans la façon dont on le regarde. C’est saisir un reflet, une ombre fugace, un sourire qui s’ignore, et leur donner une seconde vie.


Mais la photo a aussi sa sagesse. Elle nous rappelle que rien ne dure, que tout change, que le présent est déjà un souvenir en devenir. Elle ne fige pas le passé, elle l’éclaire d’une lumière nouvelle, comme un murmure du temps qui nous dit : « Regarde, tu étais là, tu as vécu cela. »


Et peut-être qu’au fond, la vraie magie de la photo n’est pas de capturer un instant, mais de nous apprendre à mieux habiter le suivant.



Le P'tit Plancher

Ici, pas de projecteurs éblouissants ni de tapis rouges à dérouler. Juste quelques planches bien posées, des chaises qui se rapprochent, des oreilles attentives et des cœurs ouverts. Petit lieu privé, chez Dominique et Christian, on ne vient pas seulement voir un spectacle, on vient partager un moment, échanger un sourire, trinquer à la bonne humeur et applaudir avec le cœur.

Au P’tit Plancher, la musique résonne, les histoires s’envolent, le théâtre prend vie et les paniers en vannerie se tressent avec autant de soin que les liens entre les gens. Ici, on apprend, on découvre, on rit, on chante (même parfois un peu faux, mais avec enthousiasme). Les artistes et les spectateurs se mélangent, les idées circulent, et chacun repart avec un petit quelque chose en plus : un refrain dans la tête, une anecdote à raconter, ou juste l’envie de revenir.

Alors, que vous soyez mélomane, conteur en herbe, curieux de tout ou simplement amateur de bons moments, poussez la porte du P’tit Plancher. Promis, vous y trouverez du partage, du talent, un brin de folie… et peut-être même un bout de tarte maison.


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